Un témoignage

Brandon_DoucetteBrandon Doucette, diplômé de l’École secondaire de Par-en-Bas est fils d’acheteurs de homards. Une partie importante de l’industrie du homard est la méthode de conservation de ceux-ci. Il y parfois des semaines qui s’écoulent entre l’achat et la vente. Des viviers doivent donc conserver des milles livres de homards vivants pendant ce temps. Il y a trois ans, Brandon avait étudier la nouvelle méthode de tuyaux dans les viviers. Lorsqu’il était en 11e année, sa curiosité l’a amené à questionner leur méthode de boîtes, ou plutôt  la quantité de homards placés dans chaque boîte et l’effet que cela pourrait avoir sur leur santé et la qualité du produit.
Malgré qu’il n’y avait pas une foire de sciences organisée à l’école, Brandon a pris l’initiative de faire un projet de façon indépendante. Il a préparer trois boîtes de homards vivants. Une boîte contenait 70 livres de homards, une deuxième 100 livres, et une troisième 125 livres, ce qui est souvent la  norme. Il a fait des prises de sang pour mesurer le taux de protéine des homards de chaque boîte. Il a répété les prises après 2 semaines, et encore après un mois. Physiquement, les homards dans les boîtes les plus chargées paraissaient bien et intactes. Les homards dans la boîte de 70 livres manquaient souvent leurs antennes, ce qui les fait esthétiquement moins désirables sur le marché. Par contre, leur taux de protéine était plus élevé car ils avaient mangé les antennes d’un l’autre et s’étaient donc nourri pendant les quatre semaines. Les homards tassés dans les boîtes de 100 et de 125 livres ne pouvaient pas bouger et n’ont donc rien mangé. Leur taux de protéine était donc très inférieur, ce qui fait moins de chair à l’intérieur de la carapace pour le consommateur. De plus, les homards dans ces boîtes plus chargées mourraient plus facilement après une certaine période de temps.  Les Doucette n’ont pas trop diminué le montant de homards par boîte car malheureusement, sur le marché, c’est l’apparence qui porte encore le plus d’importance.

Avec ce projet, Brandon a participé à l’expo-science provincial du CSAP où il s’est mérité une place pour se rendre à l’expo-science pancanadien à Lethbridge en Alberta en mai 2013. Il décrit cette expérience comme étant inestimable ainsi que très amusante. Environ 500 jeunes de partout à travers le Canada ont partagé leur projet pendant la semaine. Il va sans dire que c’est une occasion pour apprendre toutes sortes de choses. Il s’est également fait des amis avec qui il correspond encore aujourd’hui.

Brandon encourage tous les jeunes à participer à l’expo-science. Il explique qu’il n’est pas nécessaire d’avoir la meilleure note en science pour connaître le succès. Tout le monde peut identifier quelque chose qui les intéresse et les passionne, car la science c’est un sujet très vaste. Il souligne que les bourses universitaires au niveau provincial et surtout au niveau national sont très intéressantes. Lui-même s’est fait offrir des bourses pour une valeur totale d’au-delà de 2 000 $.